Attention aux détails
Capacité à repérer des patterns, des erreurs ou des incohérences que d'autres ne voient pas.
Pas de chrono, pas d'ordre impératif. Certains lisent tout d'une traite, d'autres reviennent par morceaux sur plusieurs semaines. Il n'y a pas de bonne façon de faire.
9 modules. Lisez dans l'ordre, ou pas. Arrêtez-vous sur ce qui résonne.
Passez les 7 tests (AQ-50, RAADS-R, CAT-Q, EQ, SQ, GQ-ASC, ASRS). Prenez votre temps.
Notez vos scores, vos réflexions, vos questions. C'est votre carnet de bord personnel.
Vous pouvez vous arrêter là, ou poursuivre avec l'option du compte-rendu exploratoire.
TSA, ici, c'est Travail Sur l'Atypisme. Pas un acronyme clinique de plus — une façon de nommer ce que vous faites en ouvrant ce document.
Si vous êtes là, quelque chose résonne. Depuis longtemps, peut-être. Ou depuis peu. Dans tous les cas : vous n'avez rien à prouver. Ce bilan n'est pas un examen. Il n'y a pas de bon score, pas de mauvais score. Il y a votre score — et ce que vous en faites.
Si vous vous sentez submergé·e, voici le minimum essentiel :
1. Lisez le Module 02 (critères DSM-5) — 20 min
2. Passez le Pack Essentiel (AQ-50 + RAADS-R + CAT-Q) — 40 min
3. Remplissez les scores + questions C/D/E dans le workbook — 15 min
Le reste est là quand vous serez prêt·e. Pas de pression.
Lisez dans l'ordre ou pas — ça marche dans les deux sens. Certains modules vont vous parler immédiatement, d'autres vous laisseront froid. C'est normal. Revenez-y plus tard, ou pas du tout.
Cadre conceptuel et historique
Comprendre les critères diagnostiques
AQ-50, RAADS-R, CAT-Q, EQ/SQ
Reconnaître le camouflage social
Comprendre, traverser, prévenir
Profil masqué, diagnostic tardif, spécificités
Démêler les tableaux cliniques
Prochaines étapes concrètes
Comprendre, repérer, distinguer du TSA
Avant de plonger dans les définitions cliniques, un rappel important : vous n'êtes pas un diagnostic. Vous êtes une personne complexe, riche, unique. Les critères et les tests que nous allons explorer sont des outils — pas des verdicts. Ils sont là pour vous aider à mettre des mots sur ce que vous vivez, pas pour vous réduire à une case.
Le mot « autisme » date de 1911 — Bleuler l'utilisait pour décrire autre chose que ce qu'on appelle TSA aujourd'hui. C'est Kanner en 1943, puis Asperger en 1944, qui ont commencé à décrire ce qu'on reconnaîtrait maintenant. Pendant des décennies, la définition n'a cessé de changer. Elle change encore. Ce que vous lisez ici reflète l'état actuel des connaissances — pas une vérité gravée dans le marbre. Le TSA est un profil neurologique, pas une maladie. Pas quelque chose à guérir. Une façon d'être et de traiter le monde qui a ses propres logiques — difficiles à voir de l'intérieur quand on a passé toute sa vie à se conformer aux attentes des autres. Posant les bases des définitions modernes.
Jusqu'en 2013, une personne pouvait recevoir un diagnostic de « syndrome d'Asperger » si elle n'avait pas de retard de langage. Depuis le DSM-5, ce diagnostic n'existe plus en tant que tel : il est absorbé dans le spectre unique du TSA, ce qui permet de reconnaître la diversité des profils sans les hiérarchiser.
Le mot « spectre » ne signifie pas « un peu autiste » ou « très autiste » sur une ligne droite, mais une constellation de profils différents partageant des caractéristiques communes.
Imaginez un égaliseur audio avec plusieurs curseurs : une personne peut avoir une sensorialité très élevée, une communication sociale modérée, des intérêts intenses mais diversifiés. Une autre aura un profil complètement différent sur chaque curseur, tout en étant autiste.
L'autisme est souvent décrit de l'extérieur (comportement observable) plutôt que de l'intérieur (vécu subjectif). Par exemple, le critère « ne regarde pas dans les yeux » ne capture pas le vécu réel, qui est plutôt « ressentir de l'inconfort, de la déconcentration ou devoir consciemment faire l'effort de regarder dans les yeux ». De plus, les termes du DSM sont parfois flous ou condescendants (« intérêts restreints et fixes, anormaux dans leur intensité »), ce qui pousse beaucoup de personnes à ne pas se reconnaître alors qu'elles remplissent les critères.
Selon les estimations actuelles (CDC, 2023), environ 1 personne sur 36 est autiste. Les femmes et les personnes AFAB sont massivement sous-diagnostiquées en raison de phénotypes différents et de la pression sociale à se conformer.
Marie, 42 ans, a découvert qu'elle était autiste après le diagnostic de son fils de 7 ans. « Quand le neuropsychologue décrivait les traits de mon fils, j'avais l'impression qu'il parlait de moi enfant. J'ai pleuré pendant toute la séance. »
Le DSM-5 requiert la présence de TOUS les critères suivants :
| Critère | Définition clinique | Exemple adulte |
|---|---|---|
| Critère A | Déficits persistants de la communication et des interactions sociales (3 sous-critères requis) | Difficulté avec le small talk ; malaise avec les non-dits ; épuisement après les interactions |
| Critère B | Comportements, intérêts ou activités restreints et répétitifs (au moins 2 des 4 sous-critères) | Routines rigides ; mouvements répétitifs (stimming) ; hyper/hyposensibilité sensorielle |
| Critère C | Présents depuis la petite enfance (même si non repérés à l'époque) | L'adulte retrouve des signes rétrospectifs : solitaire, incompris par les pairs, difficultés scolaires sociales |
| Critère D | Entraînent une gêne fonctionnelle cliniquement significative | Épuisement chronique, difficultés professionnelles, isolement, anxiété, burnout |
| Critère E | Ne sont pas mieux expliqués par une DI ou un retard de développement global | Le profil est distinct d'un retard global de développement |
Sous-critères requis (tous les 3) :
Se sentir « jouer un rôle » dans les interactions sociales · Fatigue intense après les interactions — épuisement social chronique · Tendance à être trop direct·e, perçu·e comme brutal·e sans intention · Difficulté à comprendre le sarcasme ou le second degré implicite · Meilleure aisance à l'écrit qu'à l'oral
Thomas, 35 ans : « Après chaque réunion au travail, j'ai besoin de m'isoler au moins 30 minutes. Ce n'est pas que je n'aime pas mes collègues — c'est que chaque interaction me demande un effort conscient : quand sourire, quand hocher la tête, quand c'est mon tour de parler. C'est comme conduire manuellement une voiture que tout le monde semble conduire en automatique. »
Au moins 2 des 4 sous-critères B suivants sont requis :
Sylvie, 28 ans : « Je ne savais même pas que ce que je faisais s'appelait du stimming. Je pensais que tout le monde frottait ses doigts sur les coutures de ses vêtements quand il était stressé. Ou qu'il était normal de ne pas pouvoir manger si les aliments se touchent dans l'assiette. »
Les comportements répétitifs sont souvent internalisés ou socialement acceptables : collections organisées, rituels de préparation, intérêts intenses pour des sujets « normaux » (psychologie, animaux, culture pop). Le stimming peut être subtil : se toucher les cheveux, craquer les articulations, se mordre l'intérieur des joues.
Le DSM-5 exige que les symptômes soient présents depuis la période développementale précoce — même s'ils n'ont pas été repérés ou diagnostiqués à l'époque. Chez l'adulte, cela signifie pouvoir retrouver des traces rétrospectives dans l'enfance.
Vous n'avez pas besoin d'avoir été diagnostiqué·e enfant. Il suffit que des signes aient été présents, même s'ils étaient invisibles ou interprétés autrement. Beaucoup d'adultes autistes réalisent rétrospectivement que leur enfance était « différente » : enfant solitaire ou préférant les adultes, difficultés à se faire des amis, intérêts intenses dès le plus jeune âge, hypersensibilité sensorielle, crises incomprises, besoin de routine. Les bulletins scolaires, les témoignages de proches et les souvenirs personnels sont des sources précieuses pour ce critère.
Paul, 38 ans : « Quand j'ai demandé à ma mère, elle m'a dit : "Tu étais un enfant facile, tu jouais toujours seul dans ta chambre avec tes Lego pendant des heures." Elle trouvait ça normal. Moi aussi. Ce n'est qu'en comprenant le critère C que j'ai réalisé que ce n'était peut-être pas si "normal" — c'était déjà de l'hyperfocus et de la préférence pour la solitude. »
Les traits autistiques doivent entraîner une gêne concrète dans le fonctionnement quotidien — professionnel, social, personnel ou familial. Ce critère est essentiel : il distingue les « traits autistiques » (que beaucoup de gens ont à des degrés divers) du TSA en tant que trouble nécessitant reconnaissance et soutien.
Beaucoup de personnes autistes masquées pensent ne pas « souffrir assez » pour remplir ce critère. Mais la gêne fonctionnelle ne se mesure pas qu'en crises visibles. L'épuisement chronique, l'anxiété permanente, les burnouts répétés, l'isolement social choisi par défaut, la difficulté à garder un emploi stable, la fatigue relationnelle — tout cela constitue une gêne fonctionnelle significative, même si elle est invisible de l'extérieur.
Inès, 45 ans : « Je n'ai jamais été hospitalisée, je n'ai jamais fait de "crise" en public. Mais j'ai changé de travail 11 fois en 20 ans, je n'ai aucun ami proche depuis 10 ans, et je passe chaque week-end enfermée à récupérer de la semaine. Si ça ce n'est pas une gêne fonctionnelle… »
Les difficultés ne doivent pas être mieux expliquées par une déficience intellectuelle ou un retard global de développement. Cela ne signifie PAS qu'il ne peut pas y avoir d'autres diagnostics en parallèle — au contraire, les comorbidités sont la règle plutôt que l'exception dans le TSA.
Le critère E sert à vérifier que les traits observés sont bien autistiques et pas uniquement la conséquence d'un autre trouble. Par exemple, l'anxiété sociale peut ressembler au TSA, mais dans le TSA les difficultés sociales existent même en l'absence d'anxiété. De même, un trauma complexe peut produire des symptômes similaires (retrait social, hypersensibilité). Le rôle du professionnel est de démêler ces fils — c'est pour cela que le diagnostic final est un acte médical. En revanche, TSA et TDAH, TSA et anxiété, TSA et dépression peuvent tout à fait coexister. C'est même fréquent (voir Module 05).
Pour chaque critère, décrivez une ou plusieurs expériences personnelles concrètes qui résonnent avec la description. Soyez aussi précis·e que possible : situations, ressentis, fréquence. Si un critère ne vous parle pas, écrivez « pas concerné·e » — c'est tout aussi utile.
Critère A — Communication et interactions sociales
Critère B — Comportements répétitifs et intérêts restreints
Critères C, D, E — Contexte et impact
On passe les tests. Mais avant ça, on comprend ce qu'ils mesurent — et surtout ce qu'ils ne mesurent pas. Un score seul ne signifie rien. C'est la convergence entre plusieurs résultats, croisée avec votre vécu, qui commence à avoir du sens.
Ces tests dépistent — ils ne diagnostiquent pas. Un score élevé est un signal qui mérite d'aller plus loin. Un score bas n'exclut rien — surtout si vous vous camoufilez beaucoup. Seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic officiel. Ce bilan n'en est pas un.
Le test de dépistage le plus largement utilisé dans la recherche. 50 affirmations, 5 sous-domaines : compétences sociales, changements de routine, attention aux détails, communication, imagination.
Les résultats et l'interprétation de votre score s'afficheront automatiquement après avoir complété le test. Passez le test sans connaître les seuils — cela évite de biaiser vos réponses.
Limites importantes de l'AQ-50 :
Lucas a obtenu 24 à l'AQ-50 et pensait « je ne suis pas autiste ». Mais son CAT-Q était à 132 — un camouflage très élevé. Son AQ bas ne reflétait pas ses traits réels, mais sa capacité à les masquer. C'est pourquoi croiser les tests est essentiel.
Plus récent et plus sensible que l'AQ-50. 80 questions, 4 sous-échelles : interactions sociales, langage, intérêts restreints, réponses sensori-motrices. Chaque item différencie ce qui est vrai « maintenant et depuis toujours », « maintenant seulement », « dans le passé seulement » ou « jamais vrai ».
L'interprétation de votre score RAADS-R s'affichera après avoir complété les 80 questions sur le site externe.
Essentiel pour comprendre le masquage. Mesure 3 stratégies de camouflage :
Les résultats du CAT-Q s'afficheront automatiquement après le test, avec vos 3 sous-scores (compensation, masquage, assimilation).
Un score élevé au CAT-Q associé à un score bas à l'AQ-50 est un signal fort de profil masqué — et explique pourquoi certaines personnes ont l'impression de « ne pas être assez autistes » pour être diagnostiquées.
Mesure la capacité à s'identifier aux états émotionnels d'autrui et à répondre de manière appropriée.
Attention : l'EQ mesure l'empathie cognitive. Beaucoup d'autistes ressentent intensément les émotions des autres (hypersensibilité) sans pouvoir les identifier ou les nommer.
→ Les seuils et interprétations s'affichent après le test.
Mesure la tendance à analyser et construire des systèmes — règles, patterns, structures, mécanismes.
Un SQ très élevé combiné à un EQ bas est un profil caractéristique. Mais ce n'est pas systématique, notamment chez les femmes TSA.
→ Les seuils et interprétations s'affichent après le test.
Camille, 31 ans : « Mon EQ était très bas — 15 — et je me suis sentie coupable, comme si ça prouvait que je manquais d'empathie. Mais en réalité, je suis submergée par les émotions des autres. Je pleure devant les films, je ressens la douleur des gens. Ce que je n'arrive pas à faire, c'est décoder en temps réel ce que l'autre attend comme réaction. »
Le masquage, c'est l'effort permanent d'adapter ce qu'on montre à ce que les autres attendent. Conscient ou pas — la plupart du temps on ne s'en rend même pas compte avant l'épuisement. Il prend plusieurs formes :
Nadia, 39 ans : « Avant chaque dîner, je prépare mentalement 5-6 sujets de conversation avec des relances possibles. Pendant le repas, je surveille mes expressions faciales, je copie le rythme de rire de la personne en face. Et en rentrant, je passe 2 heures à rejouer chaque échange dans ma tête pour vérifier que je n'ai rien dit de bizarre. C'est épuisant. »
Le masquage est épuisant et a des conséquences documentées sur la santé :
Le burnout autistique ne ressemble pas à un burnout classique. Il peut se manifester par une perte de compétences qui étaient acquises (ne plus réussir à cuisiner, à conduire, à parler au téléphone), un effondrement de la tolérance sensorielle, et un besoin vital d'isolement qui peut durer des semaines voire des mois.
Les femmes et les personnes AFAB sont particulièrement touchées, en raison de pressions sociales plus fortes à la conformité émotionnelle et relationnelle. Elles tendent à :
Un effondrement à part entière — et souvent mal compris
Le burnout autistique, ce n'est pas le stress d'une surcharge de travail. C'est quand le système nerveux rend les armes après des mois ou des années à tenir coûte que coûte. Ça arrive souvent sans événement déclencheur apparent — et c'est ça qui le rend difficile à expliquer aux autres. Il peut survenir sans prévenir, simplement après une longue période de surcharge et de masquage accumulés. Il est fréquemment confondu avec une dépression — et souvent mal traité pour cette raison.
Le burnout autistique (BA) est un état d'épuisement profond et prolongé qui résulte de l'accumulation chronique de plusieurs facteurs :
Mélanie, 34 ans : « Du jour au lendemain, je n'arrivais plus à parler. Pas de la fatigue, pas une dépression — je comprenais les mots des gens mais ne pouvais plus formuler de réponse. J'ai mis quatre mois à retrouver un semblant de fonctionnement normal. Mon médecin pensait que c'était une dépression. Mais les antidépresseurs n'ont rien changé. Ce que j'avais, c'était un burnout autistique. »
Le masquage ne naît pas du vide. Il naît de messages reçus très tôt — répétés si souvent qu'on a fini par les croire.
« Tu es trop sensible. » « Tu exagères. » « Fais un effort. » « T'es bizarre. »
Ces phrases ont façonné une image de vous-même. Elles ne disaient pas la vérité — elles décrivaient un décalage que personne ne savait nommer.
✏️ Exercice de réflexion
Une phrase que vous avez cru sur vous-même — et que vous commencez à remettre en question :
Le BA se distingue par trois caractéristiques principales qui le différencient d'un burnout classique ou d'une dépression :
Des aptitudes autrefois maîtrisées deviennent inaccessibles : conduire, cuisiner, parler au téléphone, lire. Ce n'est pas une perte permanente — mais elle est réelle et déstabilisante.
La tolérance sensorielle s'effondre drastiquement. Des stimuli habituellement gérables deviennent insupportables : lumières, sons ordinaires, contact physique, foules.
Un besoin irrépressible de se retirer de toute interaction sociale — y compris avec des proches bienveillants. Ce n'est pas du rejet, c'est une nécessité de survie neurologique.
| Burnout autistique | Dépression | Burnout classique | |
|---|---|---|---|
| Déclencheur | Surcharge cumulative, masquage prolongé | Événement, biochimie | Surcharge professionnelle |
| Perte de compétences | ✓ Fréquente et spécifique | Rare, globale | Rare |
| Durée | Semaines à mois (parfois années) | Variable | Semaines à mois |
| Réponse aux antidépresseurs | Souvent faible ou nulle | Souvent positive | Souvent faible |
| Ce qui aide | Repos sensoriel, arrêt du masquage, routine minimale | Thérapie, médication, lien social | Repos, thérapie, changement de cadre |
| Isolement social | Vital — partie de la guérison | Aggrave souvent la dépression | Souvent bénéfique en partie |
Le burnout autistique ne survient rarement sans signaux d'alerte. Il existe souvent une phase prodromique qui peut durer des mois :
La guérison du burnout autistique nécessite du temps, du repos sensoriel, et souvent de revoir profondément les exigences sociales imposées. Il ne s'agit pas de « tenir » ou de « faire des efforts » — ces attitudes aggravent souvent le tableau.
Recherche de Raymaker et al. (2020) sur 657 adultes autistes : les facteurs les plus cités comme aidant la récupération étaient l'isolement protecteur, la réduction des attentes sociales, et l'accès à l'information sur ce qu'est le burnout autistique — le simple fait de comprendre ce qui leur arrivait était thérapeutique.
Un éclairage essentiel sur les profils sous-diagnostiqués
Les critères diagnostiques du TSA ont été historiquement construits à partir de cohortes majoritairement masculines. Résultat : les femmes, les personnes AFAB et les profils masqués passent massivement entre les mailles du filet. Le DSM-5 lui-même tend à exclure davantage les femmes, les adultes et les personnes à haut niveau de fonctionnement (source : Autism Europe, études post-DSM-5). Le GQ-ASC (Girls Questionnaire for Autism Spectrum Condition) a été spécifiquement conçu pour pallier ce biais.
Les femmes autistes développent très tôt des stratégies de camouflage social plus élaborées que les hommes : imitation, scripts, mimétisme émotionnel. Le CAT-Q montre des scores significativement plus élevés chez les femmes autistes.
Là où un garçon qui mémorise tous les trains sera repéré, une fille qui mémorise toutes les races de chevaux ou dévore des romans sera vue comme « passionnée » — pas autiste. L'intensité est la même, mais le sujet ne déclenche pas d'alerte.
Les attentes sociales envers les filles (être douce, empathique, sociable) créent une pression au conformisme plus forte. Les filles autistes apprennent à « performer » la féminité sociale, au prix d'un épuisement invisible.
Les professionnels formés sur des profils masculins ne reconnaissent pas les présentations féminines. Beaucoup de femmes reçoivent d'abord des diagnostics d'anxiété, de dépression, de trouble borderline ou de bipolarité avant d'obtenir un diagnostic TSA — souvent des années plus tard.
Le GQ-ASC (Girls Questionnaire for Autism Spectrum Condition), développé par Tony Attwood, Michelle Garnett et leurs collaborateurs, est un outil de dépistage spécifiquement conçu pour identifier les traits autistiques tels qu'ils se présentent chez les femmes et les personnes AFAB. Validé par une étude de Brown et al. (2020) sur 672 femmes, il explore 5 dimensions souvent invisibles dans les tests classiques :
Un score supérieur à 57 identifie correctement 80 % des femmes autistes. Ce test est particulièrement utile pour les femmes qui obtiennent des scores bas à l'AQ-50 en raison de leur masquage.
Léa, 36 ans : « J'ai fait l'AQ-50 et j'ai eu 27 — juste en dessous du seuil. Je me suis dit : "tu vois, tu n'es pas autiste." Puis j'ai fait le GQ-ASC et j'ai eu 74. Le test posait des questions que personne ne m'avait jamais posées : est-ce que j'avais des amis imaginaires, est-ce que je préparais mes conversations, est-ce que je copiais les expressions des autres. C'était comme si quelqu'un avait enfin lu dans ma tête. »
| Comorbidité | Lien avec le TSA | Point de vigilance |
|---|---|---|
| TDAH | Co-occurrence chez ~30 à 80 % des TSA selon les études (source : EM-Consulte, DSM-5). Hyperactivité, impulsivité, inattention peuvent masquer ou amplifier les traits TSA. | Le TDAH peut être diagnostiqué seul, manquant le TSA sous-jacent. |
| Anxiété généralisée | Taux très élevé (40-80 %). Souvent conséquence directe du masquage et de l'effort d'adaptation chronique. | Ne pas traiter l'anxiété seule sans explorer la cause TSA possible. |
| Dépression | Fréquente, souvent réactionnelle à l'épuisement et à l'incompréhension sociale. | Attention aux diagnostics de dépression répétés sans amélioration. |
| Hypersensibilité sensorielle | Critère B4 du DSM-5. Sons, lumières, textures, foules peuvent déclencher des crises ou une fatigue intense. | Souvent vécu comme « excentricité » ou « fragilité » avant diagnostic. |
| Alexithymie | Difficulté à identifier et nommer ses propres émotions — présente chez ~50 % des TSA. | Peut être confondue avec un trouble affectif. Ce n'est pas un manque d'émotions. |
Antoine, 44 ans, a été traité pendant 15 ans pour dépression et anxiété. Quatre antidépresseurs différents, deux thérapies cognitivo-comportementales. Rien ne fonctionnait durablement. Ce n'est qu'après un diagnostic TSA à 42 ans que le puzzle s'est assemblé : sa dépression était réactionnelle à des décennies de masquage et de surcharge sensorielle non identifiée.
L'autodiagnostic est une démarche d'exploration personnelle précieuse. Cependant, seul un professionnel de santé qualifié peut poser un diagnostic officiel de TSA : psychiatre, neuropsychologue, ou équipe pluridisciplinaire d'un CRA. Ce diagnostic ouvre des droits concrets et un accompagnement adapté.
Le délai moyen dans le secteur public est d'environ 15 mois (source : Hospimedia). Dans le privé, il est possible d'obtenir un rendez-vous en quelques semaines, mais le coût est à la charge du patient. Ce Bilan Exploratoire TSA vous aide à préparer et structurer votre démarche en attendant, pour arriver au rendez-vous mieux outillé·e.
Ce qu'il est utile de rassembler avant un bilan :
Un diagnostic officiel ouvre des droits :
Ne pas savoir qu'on est autiste a un coût réel : estime de soi abîmée, étiquettes négatives (« difficile », « bizarre », « trop sensible »), risque accru de dépression et de burnout. L'exploration de soi structurée — comme ce Bilan Exploratoire TSA — permet de mieux se comprendre sans attendre 15 mois. Ce n'est pas un remplacement du diagnostic, c'est une première étape pour reprendre le pouvoir sur son propre récit. Vous n'êtes pas une personne cassée — vous avez un cerveau qui fonctionne différemment.
Le Trouble Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des difficultés persistantes d'attention, d'hyperactivité et/ou d'impulsivité qui interfèrent avec le fonctionnement quotidien. Selon le DSM-5, il touche environ 5 % des enfants et 2,5 % des adultes. Comme le TSA, il est sous-diagnostiqué chez les femmes et les adultes.
Clara, 33 ans : « On m'a toujours dit que j'étais "tête en l'air", "bordélique", que je "manquais de volonté". Je ne comprenais pas pourquoi certaines choses simples pour tout le monde — ranger, répondre aux mails, arriver à l'heure — me demandaient un effort surhumain. Quand j'ai découvert le TDAH à 30 ans, j'ai compris que ce n'était pas de la paresse. »
| Présentation | Caractéristiques principales | Manifestation chez l'adulte |
|---|---|---|
| Inattentif prédominant | Difficultés à soutenir l'attention, à organiser les tâches, oublis fréquents, distraction facile | Procrastination chronique, difficultés à finir les projets, « brouillard mental », perte d'objets |
| Hyperactif-impulsif prédominant | Agitation motrice, difficulté à rester assis, parle excessivement, interrompt les autres | Agitation intérieure, impatience, décisions impulsives, difficulté à attendre |
| Mixte (combiné) | Critères d'inattention ET d'hyperactivité-impulsivité réunis | Le plus fréquemment diagnostiqué chez l'adulte |
Chez l'adulte (17 ans et plus), le DSM-5 requiert au moins 5 symptômes (au lieu de 6 chez l'enfant) dans l'une ou les deux catégories (inattention, hyperactivité-impulsivité), présents depuis au moins 6 mois, avec des symptômes apparus avant l'âge de 12 ans, et observables dans au moins deux contextes différents (travail, maison, social). À noter : chez l'adulte, l'hyperactivité motrice diminue souvent pour laisser place à une agitation intérieure, rendant le diagnostic plus subtil.
Hugo, 37 ans : « Je peux ouvrir mon ordinateur pour envoyer un mail important, puis me retrouver 45 minutes plus tard sur un article Wikipédia sur l'histoire des sous-marins, sans avoir envoyé le mail. Ce n'est pas de la paresse — mon cerveau change de voie sans me demander mon avis. »
Émilie, 29 ans : « Dans les réunions, je connais la réponse et je la lâche avant que mon collègue ait fini sa phrase. Tout le monde pense que je suis impolie. Mais c'est plus fort que moi — si je ne le dis pas tout de suite, l'idée disparaît comme si on avait effacé un tableau blanc. »
Depuis le DSM-5 (2013), il est possible de diagnostiquer simultanément un TDAH et un TSA chez la même personne — ce qui était interdit dans le DSM-IV. Selon les études scientifiques, la co-occurrence est fréquente : environ 30 à 80 % des personnes avec un TSA remplissent également les critères du TDAH, et 20 à 50 % des personnes avec un TDAH présentent des traits autistiques significatifs (source : EM-Consulte, Maison de l'autisme).
| Caractéristique | TSA seul | TDAH seul | AuDHD (les deux) |
|---|---|---|---|
| Interactions sociales | Difficulté à lire les codes, masquage | Impulsivité sociale, parle trop | Les deux : fatigue + impulsivité |
| Attention | Hyperfocus sur intérêts restreints | Distraction généralisée | Alternance hyperfocus / distraction |
| Routines | Besoin de structure, détresse au changement | Difficulté à maintenir les routines | Besoin de routine mais incapacité à la tenir |
| Sensorialité | Hyper/hyposensibilité | Recherche de stimulation | Surcharge + besoin de stimulation |
| Régulation émotionnelle | Meltdowns, shutdowns | Labilité émotionnelle, frustration | Intensité émotionnelle extrême |
Julien, 40 ans, diagnostiqué AuDHD : « J'ai besoin que tout soit organisé, rangé, prévisible — c'est mon côté autiste. Mais en même temps, je suis incapable de maintenir cette organisation plus de deux jours — c'est mon côté TDAH. C'est comme avoir un architecte et un ouragan dans le même cerveau. »
Comme pour le TSA, ces tests sont des outils de dépistage et ne remplacent pas un diagnostic médical. Le diagnostic de TDAH doit être posé par un psychiatre, un neurologue ou un médecin formé aux troubles neurodéveloppementaux.
| Test | Description | Durée |
|---|---|---|
| ASRS v1.1 | Développé par l'OMS et Harvard. 6 questions de dépistage clés + 12 complémentaires. L'interprétation s'affiche après le test. | 5-10 min |
| DIVA-5 Rechercher "DIVA-5 TDAH français" en ligne | Entretien semi-structuré évaluant les 18 critères DSM-5 sur deux périodes : enfance (0-12 ans) et âge adulte. Idéalement complété avec un proche. | 45 min |
| WURS-25 | Évalue rétrospectivement les symptômes TDAH dans l'enfance. Validé en français. Disponible via un professionnel de santé ou sur prescription. | — |
Les résultats et l'interprétation s'affichent automatiquement après avoir complété chaque test. Cela évite de biaiser vos réponses en visant un score particulier.
Le TSA n'est pas qu'une liste de difficultés. C'est aussi un ensemble de forces souvent méconnues. Voici une synthèse pour comprendre le fonctionnement autistique au-delà des clichés.
Des atouts liés à un mode de traitement de l'information différent.
Capacité à repérer des patterns, des erreurs ou des incohérences que d'autres ne voient pas.
Concentration intense et prolongée sur un sujet d'intérêt. Source d'expertise approfondie.
Capacité à analyser des systèmes complexes, à voir les règles sous-jacentes et les structures logiques.
Communication directe, sens aigu de la justice. Loyauté profonde envers les personnes de confiance.
Perspective unique sur le monde. Solutions créatives et non conventionnelles aux problèmes.
Mémoire exceptionnelle dans les domaines d'intérêt. Capacité à retenir et organiser de grandes quantités d'informations.
Des obstacles liés à un environnement conçu pour les neurotypiques.
Difficulté à lire les sous-entendus, le sarcasme, les règles sociales implicites. Malentendus fréquents.
Hypersensibilité aux bruits, lumières, textures, odeurs. Peut provoquer épuisement ou meltdown.
Épuisement chronique lié à l'effort de paraître neurotypique. Risque de burnout autistique.
Détresse face aux imprévus et aux changements de routine. Besoin de prévisibilité.
Difficulté à créer et maintenir des amitiés. Sentiment de décalage permanent avec les autres.
Effondrement émotionnel ou retrait complet face à la surcharge. Souvent mal compris par l'entourage.
Le TDAH n'est pas un déficit, c'est une régulation différente de l'attention qui offre des avantages uniques — mais aussi des obstacles liés à la gestion de la dopamine et des fonctions exécutives.
Des atouts liés à une régulation différente de l'attention.
Capacité à se concentrer intensément sur un sujet passionnant ou urgent. Productivité explosive.
Génération massive d'idées, liens originaux, solutions « hors cadre » là où les autres bloquent.
Grande réactivité en situation d'urgence. Capacité à mobiliser une énergie forte rapidement.
À l'aise dans le chaos ou l'imprévu. Sait improviser et pivoter sans paniquer.
Style direct, spontané et chaleureux. Facilite souvent les liens humains rapides.
Habitude de contourner les obstacles et de trouver des « hacks » pour avancer.
Des obstacles fréquents liés à la régulation de la dopamine et des fonctions exécutives.
Difficulté à filtrer les bruits ou pensées parasites. Sensation de « cerveau brouillard ».
Difficulté à estimer la durée des tâches. Procrastination puis rush de dernière minute.
Parler trop vite, couper la parole, achats impulsifs. L'action précède parfois la réflexion.
Ascenseur émotionnel intense. Frustration ou enthousiasme ressentis à 200 %.
Douleur physique face aux tâches répétitives ou administratives sans récompense immédiate.
Sentiment chronique de ne pas être « à la hauteur » ou d'avoir un potentiel gâché.
✏️ Vos forces — identifiez les vôtres
Parmi les forces listées ci-dessus, lesquelles vous reconnaissez-vous ? D'autres que vous n'avez pas vues ?
Une force que j'utilise déjà au quotidien — et comment :
Les tests en ligne sont inclus dans ce Bilan Exploratoire TSA. Passez-les à votre rythme, puis reportez vos scores dans le workbook ci-dessous. Vous pouvez également accéder aux versions en ligne sur les sites académiques sources de chaque test.
Ces tests sont des outils de dépistage — pas de diagnostic. Seul un professionnel de santé qualifié (psychiatre, neuropsychologue) peut poser un diagnostic officiel de TSA ou de TDAH.
Les 3 tests fondamentaux pour une première exploration. Environ 30 minutes au total.
Après chaque test, notez immédiatement votre score dans le workbook (section plus bas). Les données des tests externes ne sont pas sauvegardées — notez-les avant de fermer l'onglet.
Tests complémentaires pour affiner votre profil : empathie, sensorialité, systématisation, profil féminin, TDAH. À faire après le Pack Essentiel.
📄 Document médecin disponible à la fin de ce PDF
Si vous souhaitez présenter votre démarche à un professionnel de santé, un document recto-verso prêt à imprimer se trouve en dernière page — avec vos scores, votre parcours et vos questions.
Ce carnet est à vous. Écrivez comme vous pensez — en phrases, en mots, en listes, en majuscules si le cœur vous en dit. Il n'y a personne pour noter. Si un jour vous décidez de faire le compte-rendu avec moi, je lirai ce que vous avez mis ici. Mais même si ce n'est pas le cas, le fait de l'écrire a une valeur en soi.
👤 Vos informations — document à renvoyer
Ces informations sont sauvegardées dans votre navigateur et figureront sur votre document si vous choisissez l'option Compte-Rendu Exploratoire.
⚠ Après chaque test, revenez ici et notez immédiatement votre score. Vos données sont sauvegardées automatiquement dans votre navigateur.
Ces questions sont là si vous voulez aller plus loin — pas obligatoires. Elles aident à mettre en mots des choses qu'on porte depuis longtemps sans savoir comment les nommer. Si vous faites ensuite un compte-rendu avec moi (49 €, par écrit ou en visio), ce que vous écrivez ici devient notre point de départ.
Comment étiez-vous à l'école ? Aviez-vous des amis ? Des intérêts intenses ? Des difficultés relationnelles ? Étiez-vous considéré·e comme "différent·e" ? Y a-t-il des anecdotes que vos parents ou proches vous ont racontées ?
Comment avez-vous vécu la période lycée/collège ? Vous sentiez-vous à part ? Aviez-vous du mal à suivre les codes sociaux de vos pairs ? Des passions ou centres d'intérêt marquants ?
Quels éléments spécifiques de votre quotidien vous laissent penser que vous pouvez être concerné·e par le TSA ? Difficultés, routines, aspects sensoriels, relations... Donnez des exemples concrets.
Qu'est-ce qui vous a amené·e à explorer la piste du TSA ? Un événement déclencheur, une lecture, un proche diagnostiqué, une fatigue accumulée ?
D'autres éléments qui vous semblent importants et que vous n'avez pas pu exprimer ailleurs dans ce bilan.
Repensez à votre semaine en répondant. Pas besoin d'être précis·e — votre ressenti du moment est suffisant. Cet indicateur est fait pour être relu régulièrement, pas une seule fois.
1. Avez-vous eu du mal à récupérer après une activité sociale, même agréable ?
2. Avez-vous eu du mal à supporter les sollicitations (notifications, bruits, discussions) ?
3. Avez-vous été incommodé·e par une perception sensorielle au point d'en ressentir un impact physique (maux de tête, nausée) ?
4. Avez-vous eu du mal à trouver vos mots ou à vous souvenir de ce que vous vouliez dire ?
5. Avez-vous eu du mal à vous endormir ou vous êtes-vous réveillé·e plus que d'habitude ?
6. Avez-vous mis plus de 30 minutes à initier une tâche simple du quotidien (douche, repas, sortie) ?
7. Avez-vous vécu un moment d'effondrement ou de coupure avec l'extérieur (shutdown, meltdown) ?
8. Avez-vous pu consacrer du temps à une activité qui vous ressource (intérêt, nature, silence) ?
Cette question est inversée — si vous l'avez pu, c'est protecteur.
Cette section est facultative mais souvent la plus importante. Beaucoup de personnes autistes ont passé des années à se croire « trop sensibles », « mauvaises socialement », « épuisantes pour les autres ». Prenez un moment pour répondre à ces questions honnêtement.
Que vous consultiez un psychiatre, un neuropsychologue ou que vous présentiez ce bilan à un médecin généraliste, voici comment maximiser l'utilité de votre démarche.
Ce que vous pouvez apporter
Ce que vous pouvez dire à votre médecin
Mes 3 questions prioritaires pour la consultation
Demandez un Centre de Ressources Autisme (CRA) de votre région sur gncra.fr. Pour le TDAH : tdah-france.fr. Pour un neuropsychologue privé, précisez « spécialisé TSA adulte » dans votre recherche — tous ne sont pas formés à la présentation adulte.
Les termes clés que vous allez rencontrer dans votre parcours d'exploration ou de diagnostic.
Spectre autistique (TSA)
Trouble du neurodéveloppement touchant la communication sociale et se manifestant par des comportements répétitifs. Ce n'est pas une maladie — c'est un mode de fonctionnement neurologique différent.
Masquage / Camouflage
Stratégie consciente ou inconsciente de dissimulation des traits autistiques pour paraître neurotypique. Épuisant sur le long terme et fortement corrélé au burnout autistique.
Meltdown
Réaction involontaire à une surcharge (sensorielle, émotionnelle, cognitive). Peut ressembler à une « crise de colère » mais n'est pas intentionnelle — c'est un débordement de traitement.
Shutdown
Repli, gel ou retrait face à la surcharge. Souvent silencieux, peu visible de l'extérieur. Peut être confondu avec de l'indifférence ou de la « mauvaise volonté ».
Stimming
Comportements d'autorégulation sensorielle (se balancer, faire des gestes répétitifs, chantonner, mordiller). Fonctionnels et nécessaires — pas un signe de faiblesse ni un problème en soi.
AuDHD
Co-occurrence de l'autisme et du TDAH. Très fréquente (50-70 % des cas). Génère un profil complexe où les deux troubles s'influencent mutuellement, parfois en opposition.
Hyperfocus
Concentration intense et prolongée sur un sujet d'intérêt. Présent dans le TSA (intérêts restreints) et le TDAH. Peut être une force quand il est orienté vers quelque chose de valorisant.
Alexithymie
Difficulté à identifier, nommer et exprimer ses propres émotions. Présente chez environ 50 % des autistes. Souvent confondue avec de l'insensibilité alors qu'elle reflète un traitement émotionnel différent.
CRA
Centre de Ressources Autisme. Structure spécialisée de référence en France pour le diagnostic et l'accompagnement TSA adulte. Gratuit, sur liste d'attente. Présent dans chaque région.
Neurodiversité
Concept reconnaissant la variabilité naturelle du fonctionnement neurologique humain. TSA, TDAH, HPI, dys sont des variations — pas des déficits. Terme militant et clinique désormais reconnu.
Vous n'avez pas à envoyer ce texte. Mais l'écrire peut être libérateur. Adressez-vous à la personne qui vous a le moins compris·e — ou à celle à qui vous aimeriez enfin pouvoir tout dire.
Cette section est destinée aux personnes qui souhaitent poursuivre avec le Compte-Rendu Exploratoire optionnel (+ 49 €). C'est ici que vous notez, à votre rythme, les points que vous souhaitez aborder lors de notre entretien. Si vous ne prenez pas cette option, vous pouvez laisser cette section vide.
Ces questions sont optionnelles. Elles vous aideront à préparer un éventuel entretien d'exploration — que ce soit avec moi (49 €, visio 1h ou écrit, compte-rendu détaillé) ou avec un autre professionnel.
Les besoins des personnes autistes sont souvent ignorés ou minimisés — parfois par elles-mêmes. Voici les principaux. Cochez ce qui résonne, ajustez.
Ce diagramme se met à jour automatiquement dès que vous entrez vos scores dans le tableau ci-dessus. Il vous donne une visualisation globale de votre profil atypique sur l'ensemble des tests.
Les scores sont normalisés (0–100 %) pour permettre la comparaison visuelle entre tests aux échelles différentes. Entrez vos scores pour voir votre étoile apparaître.
Utilisez « Imprimer » puis choisissez « Enregistrer en PDF » pour conserver votre workbook rempli.
Si vous poursuivez avec une consultation, transmettez-le à votre consultant·e avant l'entretien d'exploration.
Vous venez de passer vos tests. Voici ce que vous avez entre les mains — honnêtement.
| Ce que vous avez fait | Diagnostic officiel |
| Auto-évaluation via questionnaires validés | Évaluation par psychiatre ou neuropsychologue spécialisé |
| Résultats en quelques heures | Processus de plusieurs semaines à plusieurs mois |
| Subjectif — basé sur votre perception de vous-même | Croise entretiens, tests cognitifs, anamnèse |
| Ne figure pas dans un dossier médical | Document officiel utilisable pour aménagements et droits |
Score élevé sur plusieurs tests
Signal de dépistage significatif. Cela justifie clairement une démarche vers un bilan spécialisé. Si vos scores résonnent avec votre vécu, faites confiance à ce ressenti.
Score élevé sur AQ + CAT-Q
Traits autistiques présents ET camouflage élevé — profil masqué probable. Ce profil est souvent sous-estimé dans les évaluations cliniques classiques. Mentionnez-le explicitement.
Score modéré
Une zone intermédiaire ne signifie pas « pas autiste ». Cela peut indiquer un masquage élevé, ou une expression atypique des traits. Le ressenti subjectif compte autant que le score.
Option 1 — CRA public
Centre de Ressources Autisme (via votre médecin traitant). Gratuit, remboursé SS. Liste d'attente : 18 mois à 3 ans selon les régions.
Option 2 — Psychiatre libéral spécialisé TSA adulte
Délai : 2 à 6 mois. Coût : 150–400 € (partiellement remboursé). Vérifiez la spécialisation en TSA adulte explicitement.
Option 3 — Neuropsychologue
Bilan neuropsychologique complet. Coût : 500–1 500 €. Non remboursé sauf ALD. Le plus complet — recommandé pour les profils complexes ou AuDHD.
📌 Vous pouvez apporter vos scores imprimés. Un médecin traitant n'a pas besoin de comprendre le TSA pour faire une lettre d'orientation — c'est son rôle de vous rediriger.
Ce que personne ne vous a expliqué — parce que personne ne le savait non plus.
| Ce que vous observez | Ce qui se passe réellement |
| Il/elle « semble bien » en société, puis s'effondre à la maison | Effort conscient intense pour décoder et imiter les comportements sociaux. L'effondrement vient après. |
| Répond froidement ou brièvement à vos messages | Traitement différé de l'information émotionnelle. Ce n'est pas du désintérêt — c'est un rythme différent. |
| Semble « ailleurs » pendant la conversation | Maintenir le contact visuel ET écouter ET formuler une réponse est parfois trop en simultané. |
| Réactions « disproportionnées » pour des détails | La surcharge sensorielle ou cognitive atteint un seuil. La « petite chose » n'est que la dernière goutte. |
| Difficultés à exprimer ses émotions en temps réel | Alexithymie fréquente — difficulté neurologique à identifier et nommer ses propres émotions. Elles arrivent en différé. |
« Mon mari rentrait du travail et s'enfermait dans son bureau pendant une heure sans rien dire. Pendant des années, j'ai cru que c'était moi — qu'il voulait m'éviter. Après le diagnostic, j'ai compris que c'était sa façon de se décharger. Ces 60 minutes de silence n'étaient pas du rejet. C'était de la survie neurologique. Le jour où j'ai vraiment intégré ça, tout a changé dans la façon dont je vivais ces moments. »
— Isabelle, 42 ans, partenaire d'un homme autiste diagnostiqué à 38 ans
Vous avez peut-être l'impression que votre cerveau joue dans deux équipes adverses en même temps. Ce n'est pas de l'incohérence — c'est la dynamique AuDHD.
"Pendant 20 ans, les médecins ont vu soit l'un soit l'autre. Soit j'étais anxieuse et rigide — TSA. Soit j'étais dispersée et impulsive — TDAH. Jamais les deux en même temps. Ils ne comprenaient pas que certains jours je suis complètement dans mes routines, et d'autres complètement en vrac. C'est ça, l'AuDHD."
— Camille, 34 ans, diagnostiquée TDAH à 28 ans puis TSA à 32 ans
🎯 Utiliser l'hyperfocus à bon escient
Identifier les créneaux où il arrive naturellement. Aligner les tâches importantes sur ces créneaux. Arrêter de lutter contre lui.
🔄 Construire des routines flexibles
Ni trop rigides (le TDAH s'en lasserait), ni trop souples (l'autiste serait en surcharge). Des structures avec une marge de variation intentionnelle.
📝 Externaliser la mémoire
Listes, notes vocales, photos, rappels. Le cerveau AuDHD n'est pas fait pour retenir — il est fait pour traiter en profondeur. Externaliser libère de la bande passante.
⏱ Timers visuels et transitions préparées
Prévenir la fin des activités 5 min avant. Les minuteries visuelles (Time Timer) contournent la cécité temporelle tout en respectant la sensorialité sonore.
Un diagnostic masque l'autre — Le TDAH peut masquer le TSA et vice versa. Résultat : un seul diagnostic pendant des années.
L'anxiété au premier plan — Souvent la conséquence, pas la cause. Traiter seulement l'anxiété sans adresser TSA et TDAH revient à traiter la fièvre sans soigner l'infection.
Le profil féminin doublement invisibilisé — Les femmes AuDHD ont statistiquement les diagnostics les plus tardifs. Masquage autistique + représentations culturelles du TDAH = invisibilité totale.
Les diagnostics en série — Dépression, anxiété, trouble bipolaire, TPB... les profils AuDHD reçoivent souvent plusieurs diagnostics en cascade avant d'arriver au bon.
Un diagnostic TSA tardif soulève des questions dans toute la famille. Voici des réponses directes.
« Il n'a pas l'air autiste » → Le masquage dissimule les traits. Ça ne les fait pas disparaître.
« Il pourrait faire un effort » → Il en fait déjà un considérable, invisible de l'extérieur.
« C'est une excuse » → Le diagnostic explique — il ne justifie ni n'excuse.
« On aurait dû le savoir » → L'autisme tardif n'était pas détecté. Ce n'est la faute de personne.
Réunions de famille
Communication quotidienne
« Depuis que je comprends pourquoi ma sœur quitte les réunions tôt, je ne le vis plus comme un rejet. Je lui prépare une assiette à emporter et je lui envoie un message le lendemain. Ça a changé notre relation. »
— Proche d'une adulte diagnostiquée à 34 ans
Vous venez de remplir votre Bilan Exploratoire TSA. Si vous souhaitez un regard extérieur, voici ce que je vous propose.
Le document que vous venez de remplir : 9 modules de compréhension du TSA et du TDAH, 9 tests interactifs avec vos scores, et un workbook d'exploration personnelle. C'est votre outil — il vous appartient et se suffit à lui-même.
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Nous reprenons ensemble votre Bilan Exploratoire. Je vous pose des questions sur votre enfance, votre parcours scolaire et professionnel, vos relations, votre sensorialité, vos stratégies d'adaptation. Ce n'est pas un interrogatoire — c'est un échange bienveillant pour comprendre votre fonctionnement dans sa globalité.
En visio ou entièrement par écrit, selon votre choix. Pour les personnes que le masquage épuise, l'écrit est souvent plus confortable.
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Pour parents, fratrie, enfants adultes — avec le test ÉCFA inclus
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Comprendre, traverser, ne plus y retourner — avec l'outil BOA-20
🌱 Guide Après Dépistage & Diagnostic
Les prochaines étapes — entre-deux, diagnostic officiel, identité
💼 Guide Travail & TSA
Aménagements, RQTH, télétravail, révéler ou non son diagnostic
⚡ Guide AuDHD
Vivre avec TSA + TDAH — stratégies spécifiques à la double particularité
🌸 Guide Épanouissement Autistique
De la honte à la fierté — construire une vie autistique épanouie
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Quelle que soit votre conclusion,
elle vous appartient.
Si ce document vous a aidé·e à mettre des mots sur quelque chose que vous ressentiez depuis longtemps, alors il a rempli sa mission.
Vous n'avez pas besoin d'une étiquette pour être légitime.
Vous n'avez pas besoin de « cocher toutes les cases » pour mériter d'être compris·e.
Prenez soin de vous. Allez à votre rythme.
Et si vous avez besoin d'un regard extérieur bienveillant, je suis là.
— Autisme Adulte & Atypies
Consultante spécialisée TSA et TDAH adulte. Entretien structuré, compte-rendu détaillé — le tout en visio (France entière), par écrit (si la visio est trop difficile), ou en présentiel (Finistère selon secteur), à votre rythme, avec bienveillance et rigueur clinique. L'objectif : vous aider à y voir plus clair sur votre fonctionnement, que la réponse soit TSA, TDAH, les deux, ou autre chose.
Dépistage TSA · 50 questions
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Dépistage TSA — 80 questions · 80 questions
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Masquage autistique · 25 questions
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Empathie cognitive · 60 questions
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Systématisation · 75 questions
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Comportements répétitifs · 20 questions
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Réactivité sociale · 65 questions
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Autisme au féminin · 21 questions
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Test TDAH — OMS · 18 questions
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📊 Que signifie mon score ?
L'AQ-50 évalue 5 domaines : compétences sociales, routine, attention aux détails, communication, imagination.
| Score | Signal |
|---|---|
| Score faible | Peu de traits autistiques repérés — l'AQ seul n'exclut pas un TSA |
| Intermédiaire | Zone grise — à croiser avec le CAT-Q et le RAADS-R |
| ≥ 32 / 50 (référence publiée) | Signal de dépistage significatif — consultation spécialisée recommandée |
⚠ L'AQ-50 sous-estime les profils masqués. Un score bas n'exclut jamais un TSA — comparez toujours avec votre CAT-Q.
📊 Que signifie mon score ?
Le RAADS-R (80 questions) distingue si un trait est vrai maintenant et dans l'enfance / seulement maintenant / seulement dans l'enfance / jamais. C'est l'un des outils de dépistage TSA adulte les plus sensibles (Ritvo et al., 2011).
| Score | Signal |
|---|---|
| < 65 (référence publiée) | Sous le seuil clinique |
| 65 – 90 | Zone intermédiaire — signal à explorer |
| 91 – 160 | Signal de dépistage TSA significatif |
| > 160 | Score très élevé — très caractéristique du spectre |
ℹ Le seuil clinique publié est ≥ 65 sur l'échelle originale (0–240). Interprétez toujours en croisant plusieurs tests.
📊 Que signifie mon score ?
Le CAT-Q mesure 3 stratégies de camouflage : Compensation (contourner les difficultés), Masquage (cacher les traits), Assimilation (imiter les comportements neurotypiques). Données publiées : autistes ≈ 124, non-autistes ≈ 100 (Hull et al., 2019).
| Score | Signal |
|---|---|
| ≤ 75 | Camouflage faible à modéré |
| 76 – 100 | Camouflage modéré — effort social notable |
| 101 – 124 | Camouflage élevé — profil partiellement masqué probable |
| ≥ 125 | Camouflage très élevé — profil masqué significatif |
💡 CAT-Q élevé + AQ-50 bas = signal fort de profil masqué. Fréquent chez les femmes et les adultes diagnostiqués tardivement.
📊 Que signifie mon score ?
L'EQ mesure l'empathie cognitive : identifier les états émotionnels des autres et y répondre. Données publiées (Baron-Cohen & Wheelwright, 2004) : neurotypiques ~47 (F) / ~42 (H) — autistes ~20.
| Score | Signal |
|---|---|
| 0 – 20 | Très bas — score caractéristique du spectre autistique |
| 21 – 32 | Bas — difficultés d'empathie cognitive notables |
| 33 – 52 | Dans la moyenne neurotypique |
| 53+ | Élevé — forte empathie cognitive |
⚠ Score EQ bas ≠ absence d'empathie affective. Beaucoup d'autistes ressentent très intensément les émotions des autres, mais peinent à les décoder en temps réel. C'est une différence de traitement, pas un manque d'empathie.
📊 Que signifie mon score ?
Le SQ mesure la tendance à analyser et construire des systèmes. Données publiées (Baron-Cohen et al., 2003) : neurotypiques ~29 (F) / ~39 (H) — autistes ~65.
| Score | Signal |
|---|---|
| 0 – 30 | Faible systématisation |
| 31 – 50 | Modéré — dans la moyenne neurotypique |
| 51 – 70 | Élevé — tendance analytique/systémique forte |
| 71+ | Très élevé — trait caractéristique du spectre |
💡 SQ élevé + EQ bas = profil systématiseur/empathiseur asymétrique — très caractéristique du TSA, bien que non universel chez les femmes autistes.
📊 Que signifie mon score ?
Le RBQ-2A mesure la fréquence des comportements répétitifs et restreints (stimming, routines, intérêts, sensorialité). Notation de 0 (jamais) à 4 (plusieurs fois par jour) × 20 items.
| Score | Signal |
|---|---|
| 0 – 15 | Comportements répétitifs peu fréquents |
| 16 – 30 | Modéré — présence notable |
| 31 – 50 | Élevé — comportements répétitifs fréquents et variés |
| 51+ | Très élevé — impact fonctionnel probable |
ℹ Un score élevé est un indicateur fort du critère B du DSM-5. Notez quels comportements vous concernent spécifiquement — précieux pour un entretien clinique.
📊 Que signifie mon score ?
Le SRS-2 mesure la réactivité sociale sur 5 sous-échelles : conscience sociale, cognition sociale, communication sociale, motivation sociale, manières autistiques.
| Score | Signal |
|---|---|
| Score faible | Peu de difficultés de réactivité sociale repérées |
| Score modéré | Difficultés sociales notables — zone de questionnement |
| Score élevé | Signal de dépistage TSA significatif |
ℹ Le SRS-2 est particulièrement utile pour objectiver l'impact fonctionnel des difficultés sociales.
📊 Que signifie mon score ?
Le GQ-ASC (Attwood & Garnett) est spécialement conçu pour les femmes et personnes AFAB. Données publiées (Brown et al., 2020, n=672) : un score ≥ 57 identifie correctement 80 % des femmes autistes.
| Score | Signal |
|---|---|
| < 40 | Sous le seuil — peu de traits féminins autistiques identifiés |
| 40 – 56 | Zone intermédiaire — à croiser avec AQ-50 et CAT-Q |
| ≥ 57 | Seuil clinique de dépistage atteint pour profil féminin TSA |
💜 Particulièrement utile si votre AQ-50 est bas : le GQ-ASC capture les traits autistiques qui passent sous le radar des tests calibrés sur des cohortes masculines.
📊 Que signifie mon score ?
L'ASRS v1.1 (OMS / Kessler) est le dépistage TDAH adulte de référence. Les 6 premières questions (Partie A) sont les plus prédictives : si ≥ 4 réponses tombent dans les cases sombres (souvent/très souvent), une évaluation clinique est recommandée.
| Score | Signal |
|---|---|
| Score faible | Peu de symptômes TDAH identifiés |
| Score modéré | Symptômes fréquents — à explorer |
| ≥ 4/6 en Partie A | Signal de dépistage TDAH — consultation recommandée |
⚡ TSA + TDAH (AuDHD) co-occurrent dans 50-70 % des cas. Un ASRS élevé combiné à des scores TSA élevés oriente vers un bilan AuDHD approfondi.